Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 15:23
Déclaration de la famille de Charles MASSI (fils) Nous déclarons que depuis le 18 décembre 2009, soit depuis plus de 6 mois, la disparition de Charles MASSI n’a pas permis l’instauration d’un climat de sécurité propice à la tenue des élections Législatives et Présidentielles. En faisant disparaître Charles MASSI, le Président François BOZIZE n’a pas réussi à convaincre de sa bonne volonté pour permettre à la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) d’intégrer le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). Considérant que le 10 juin 2010, dans son rapport au Conseil de Sécurité « sur la situation en République centrafricaine », le Secrétaire Général de l’ONU, M. BAN Ki-MOON, a déclaré rester « très préoccupé par la disparition de dirigeants politiques, en particulier alors que le processus de paix et de réconciliation nationale est encore fragile » et a demandé « aux autorités de la République centrafricaine de faire la lumière sur ces disparitions et de demeurer fermement déterminées à assurer la sécurité des dirigeants politiques et militaires ». Nous demandons, que le Président François BOZIZE et son fils Francis, disent la vérité concernant le sort qu’ils ont réservé à Charles MASSI et que la justice centrafricaine ouvre enfin une enquête sur le soi-disant accrochage avec l’armée centrafricaine au cours duquel Charles MASSI aurait perdu la vie (selon les déclarations du Président François BOZIZE devant les chefs d’État de la CEMAC, en marge du sommet du 16 janvier 2010 qui s’est tenu à Bangui). Nous demandons à la CPJP et à son Chef, le Commandant Abdoulaye HISSENE, si nos précédentes demandes sont satisfaites, qu’elle ouvre des négociations en vue de son intégration au programme Désarmement, Démobilisation Réinsertion (DDR) afin de favoriser le retour d’un climat de sécurité et de confiance légitime propice à la tenue des élections. Fort de ce qui précède, en cas d’attitude déloyale et/ou de toute manœuvre dilatoire de la part des autorités centrafricaines, nous nous réservons la possibilité d’user de toutes les voies et moyens à notre disposition pour faire triompher la Justice et la Paix dans notre pays et mettre un terme à tant d’années de pillages, mensonges et crimes commis par ceux-là même qui sont en charge de protéger les dignes fils et filles du pays, Fait à Paris, le 1er juillet 2010. Pour Charles MASSI. M. Eric NERIS-MASSI (fils de Denise et Charles MASSI)
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 20:59

Lu pour vous sur Centrafrique-presse.com : le double assassinat des époux Massi

L’émotion est encore vive après le décès vendredi à Paris de madame Massi des suites d’un hématome cérébral. Denise Massi était une femme de cœur. Sincère dans ses engagements. Elle a d’ailleurs été de tous les combats de son mari. Ceux qui ont enlevé et torturé son époux jusqu’à ce que mort s’en suive, portent la responsabilité de ce drame. Tôt où tard, ils seront amenés à répondre de ces crimes odieux.



En silence Bozizé tue: le double assassinat des époux Massi 

La mort de Mme Denise Neris Massi suite à une hémorragie cérébrale, trois mois seulement à peine après l’enlèvement et la brutale et barbare disparition de son mari, au-delà du dramatique destin qui est celui des deux conjoints, interpelle plus d’uns quant aux responsabilités particulières et personnelles de François Bozizé dans les causes de la mort de cette pauvre femme. C’est incontestablement lui qui a plongé l’épouse de Charles Massi dans une crise aiguë d’angoisse telle qu’elle ne pouvait que craquer de cette façon. Est-ce l’ironie du sort que cette dame décède la même semaine où ses deux avocats qui se préparent à poursuivre Bozizé devant la CPI fussent reçus à leur demande au Palais de l’Elysée ! 

A présent, toutes les familles centrafricaines dans lesquelles figurent des hommes politiques qui ont de légitimes ambitions pour leur pays, se posent la question de savoir qui sera le prochain sur la liste rouge ou noire, c’est selon, de Bozizé et sa clique. L’indécence, la brutalité et la violence avec lesquelles Bozizé a fait expulser de sa maison et de son pays cette dame partie seulement pour tenter de demander quelques comptes et faire la lumière sur les circonstances de la disparition de son mari sont inadmissibles et mettent en évidence le fond de coeur méchant et haineux de l’homme Bozizé et soulignent la responsabilité criminelle du président centrafricain. 

L’âpreté des contradictions politiques peut-t-elle seule justifier qu’il puisse décider de supprimer la vie à quelqu’un, fût-t-il Charles Massi qui fut pourtant longtemps son ministre d’Etat avant de se retrouver exclus du système et de devoir à cause cela, embrasser l’aventure d’être chef rebelle. En commettant l’irréparable sur Charles Massi, pourtant lui aussi son frère maçonnique, Bozizé aura également plongé dans l’embarras ses autres frères appartenant à la même loge maçonnique que lui, tant centrafricains que ceux de la sous-région dont la plupart prennent leurs instructions auprès de certains parrains chefs d’Etats de pays voisins de la RCA. Malheureusement en attendant qu’ils s’en expliquent entre frères, Massi et son épouse auront déjà connu le même et tragique destin. 

Mais Bozizé a-t-il une encore ce qu’on appelle une conscience là où il en est arrivé aujourd’hui où tout ce qui lui importe dorénavant est comment peut-il rempiler dans le fauteuil présidentiel qu’il occupe depuis le coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir ce 15 mars 2003 ? L’inestimable trésor de guerre dont il dispose désormais et les armes de guerre qu’il n’a cessé d’acquérir et de stocker font dire à présent à plusieurs observateurs, qu’on ne voit pas comment il pourrait perdre les élections dont par ailleurs il fait tout pour contrôler la machine en la mettant en coupe réglée. La violence des propos qui émaillent de plus en plus ses moindres allocutions, ne laisse plus de doute sur sa volonté de tuer ceux qui oseront le contredire ou contrarier ses ambitions politiques en voulant l’affronter sur le plan électoral. 

Au plus profond de lui-même, Bozizé Yangouvonda doit savoir que la vacuité de son désastreux bilan ne peut lui faire espérer le moindre suffrage de ses compatriotes mais sachant que son allié le plus important et sûr est la misère dans laquelle pataugent les Centrafricains, y compris dans les couches qu’on ne peut soupçonner de la société, s’il casse ses tirelires planquées çà et là dans les Îles Vierges britanniques et en Europe, faite de différents pots de vin et autres dessous de table et les fruits de divers trafics mafieux, il pourrait acheter plusieurs consciences et votes et infléchir les résultats du scrutin présidentiel en sa faveur. 

Cela dit, même si la situation du pays et le contexte en 2010 ne sont pas les mêmes qu’en 1992 – 1993, on ne doit jamais désespérer des Centrafricains. Sont-ils vraiment prêts et disposés à se laisser intimider et à vendre leur âme en acceptant de prendre les gadgets électoraux de campagne et le pécule de Bozizé et son KNK en échange de leur suffrage le moment venu lorsqu’ils seront seuls dans l’isoloir ? Il est permis d’en douter. Même si feu Omar Bongo avait l’habitude de dire que « si on organise des élections, ce n’est pas pour les perdre », la RCA se souviendra encore longtemps du cas en 1993 d’un certain André Kolingba qui constitue l’exception qui confirme cette règle. Un processus électoral transparent est possible en Centrafrique et malgré sa fortune et ses armes de guerre, Bozizé peut et doit être battu pour permettre à la RCA d’avoir une chance de repartir. 

La perspective que ce dictateur sanguinaire puisse rempiler à la tête du pays pour un mandat supplémentaire de cinq doit déterminer tous les Centrafricains à le disqualifier et lui barrer fermement la route dans les urnes. 

En imposant le report des élections que Bozizé voulait voir tenir fin avril, la communauté internationale sans laquelle aucune élection digne de ce nom ne saurait être envisagée actuellement en RCA à l’heure actuelle, vient de poser un acte important qui mérite d’être salué à sa juste valeur. Certains candidats aux élections ainsi que les Centrafricains et surtout les démocrates et les forces de progrès qui militent de toute leur énergie pour un vrai changement dans ce pays, ont été ainsi compris dans leurs différentes requêtes en report alors que Bozizé - mu par sa seule et égoïste volonté de s’accrocher au pouvoir - voulait continuer à rester maître du jeu en fixant, contrairement à ce que prévoit le Code électoral, l’agenda des élections. 

sources: www.centrafrique-presse.com 

Lundi 22 Mars 2010
Centrafrique-presse.com
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 11:11

Les langues commencent à se délier et des détails sur l'enlèvement mi-décembre aux confins du Tchad et de la Centrafrique de l'ex ministre Charles Massi filtrent. On en apprend un peu plus au fur et à mesure que les jours passent. Chose curieuse, ce sont les proches du président Bozizé qui se mettent à table au grand bonheur de la justice internationale. Le mutisme du président centrafricain ne suffira pas à faire l'impasse sur le sort de son ancien ministre d'État et allié. En témoigne l'article de notre confrère Le Confidentiel Africain


http://www.lindependant-cf.com/photo/1933781-2657252.jpg?v=1268217888
On l’avait annoncé disparu en janvier à la frontière tchadienne. Mais, selon des sources proches du président Idriss Deby, l’ancien ministre de la Défense après avoir échappé à l’étau de la gendarmerie centrafricaine (en réalité des éléments de la sécurité présidentielle), a été arrêté sur le territoire tchadien. 

Sur instruction des responsables militaires tchadiens, Charles Massi a été remis plus tard aux éléments de la Garde présidentielle proche de l’actuel ministre de la Défense, Francis Bozizé, le fils du président centrafricain François Bozizé. 

Les partisans de celui-ci, avec l’air d’avoir enfin misun terme « à l’aventure du traître », clamaient qu’il « est déjà dans nos mains, les instructions sont claires ». Quelles instructions et qui les donnaient ? Francis Bozizé ou le directeur de la sécurité présidentielle ? « Le colis aurait été remis au DGSP en personne », selon une source du ministère de la Défense. Avant son arrivée à Bangui, Charles Massi n’était plus présentable, ni aux juges, ni à la presse encore moins au « boss ». Seul un cercle très fermé de proches et intimes de Francis et du DGGP ont pu le voir. 

Et qu’est-ce qu’il est devenu après ? Selon ceux qui connaissent le dossier, le ministre de la Défense et le directeur général de la sécurité présidentielle sont les seuls qui peuvent dire ce que « Massi est devenu ». Est-ce que le président Bozizé était-il informé du traitement que recevait son ancien ministre devenu son irréductible ennemi ? « Quand il a appris, c’était déjà trop tard, l’homme était dans un sale état », confie un de ses proches. Aujourd’hui, évoquer le nom de Massi dans l’entourage aussi bien de Francis Bozizé, que du président de la République peut vous mettre dans une situation inconfortable. Il est recommandé un silence total : personne désormais ne se rappelle cet homme, ni son nom. 

Mercredi 10 Mars 2010
Source: LCA
Par Charles MASSI - Publié dans : Informations Presse
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 00:54

NDLR : Depuis déjà plusieurs semaines en ce début d'année nouvelle, nous n'avons cessé d'alerter l'opinion sur le sort de Charles Massi qui aurait été arrêté à proximité de Ngaoundaye par les Tchadiens et livré à Bozizé. Nous avions également exigé que ce dernier apporte soit un démenti ou un signe de vie quelconque, ou même le présenter à la presse. Bozizé est demeuré complètement sourd à nos incessants appels. Il y a seulement 48 heures encore, son épouse Denise Massi qui s'est résolue à se rendre sur place à Bangui, a été arrêtée sans ménagement par la garde présidentielle et refoulée vers Paris pour des prétendues raisons d'Etat. 

De retour à Paris, elle annonce aujourd'hui la mort de son mari survenue dans la tristement célèbre prison spéciale de Bozizé surnommée "Guantanamo" par les Centrafricains, après les tortures qu'il a subies. Le pire que nous craignions est donc arrivé à un homme dont, même si on n'approuve pas ses méthodes de lutte politique, ne saurait faire l'objet d'un tel sort.

 On croyait que ces méthodes d'exécutions sommaires naguère courantes sous le régime Bokassa, étaient à jamais révolues en Centrafrique. Il faut croire que non puisque Bozizé, ancien aide de camp de Bokassa, les réhabilite au moment même où se tient le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC à Bangui.

Nous osons espérer que ce qui ressemble déjà à un assassinat politique dont Bozizé portera et assumera toute la responsabilité, ne laissera pas indifférente cette auguste assemblée.  

 
Communiqué de la famille MASSI

Charles MASSI torturé et assassiné par François BOZIZE.

1

De sources concordantes, l’Ex-Ministre d’Etat, Président-Fondateur du FODEM et Président du Bureau Politique de la CPJP, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI, a été torturé et assassiné par le Général-Pasteur-Président François BOZIZE et ses sbires.

Selon les informations recueillies sur le terrain à Bossembélé et également fournies par l’entourage de François BOZIZE et de son fils Francis BOZIZE ainsi qu’auprès des éléments de la garde présidentielle, Charles MASSI a été torturé par François BOZIZE en personne et est mort depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19h à Bossembélé, des suites des tortures qu’il a subies.

Des éléments Tchadiens, Camerounais et Centrafricains et certains éléments parlant parfaitement le français, ont organisés le 19 décembre 2009dans la zone de Ngaoundaye (Centrafrique), l’enlèvement de Charles MASSI qui a été remis à François BOZIZE lors des festivités de fin d’années organisées à Sahr par Idriss Déby.

La famille, les amis de Charles MASSI et son parti le FODEM exigent que le PrésidentFrançois BOZIZE apporte la preuve que leur père, époux et leader, est en vieA défaut,nous demandons aux autorités centrafricaines de remettre son corps à sa famille.

Nous rappelons que l’épouse de Charles MASSI qui était arrivé à Bangui le jeudi 14 janvier 2010 au matin, a été expulsée « manu-militari » par les autorités centrafricaines, de son propre pays et le jour même de son arrivée, alors qu’elle s’était rendue à Bangui pour s’enquérir du sort réservé à son époux.

Le FODEM en appelle à toutes les forces vives de la nation, aux partis politiques

centrafricains, aux Chefs d’Etats de la CEMAC et aux Hommes de bonne volonté afin qu’ilsnous assistent dans la manifestation de la vérité.

Fait à Paris, le 16 janvier 2010.

Pour le Bureau Politique du FODEM Pour la famille

Le Secrétaire du FODEM France

M. Eric NERIS                                                        Mme Denise MASSI

www.fodem.org – eric.neris@fodem.org – charles.massi@fodem.org

Eric NERIS ‐ Tél : 06 62 36 21 11 – Denise MASSI – Tél : 06 28 27 65 87



Centrafrique: Charles Massi mort "des suites de tortures"

LIBREVILLE (AFP) - 16.01.2010 16:51-L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massiest mort le 8 janvier "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort le 8 janvier "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort le 8 janvier "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

Aucun commentaire n'avait pu immédiatement être obtenu de source officielle ou militaire à Bangui.

"Charles Massi a été torturé (...) et est mort depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19H00 à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui) des suites des tortures qu'il a subies",déclarent dans leur communiqué Denise Massi, son épouse, et Eric Neris, secrétaire en France du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), son parti politique.

Ils indiquent se fonder sur des "informations recueillies sur le terrain à Bossembélé et également fournies par l'entourage de François Bozizé (président centrafricain) et de son fils Francis Bozizé" ainsi que par "des éléments de la garde présidentielle".

"La famille, les amis de Charles Massi et son parti, le Fodem, exigent que le président François Bozizé apporte la preuve que leur père, époux et leader, est en vie. A défaut, nous demandons aux autorités centrafricaines de remettre son corps à sa famille", ajoutent-ils.

La semaine dernière, Mme Massi, Franco-Centrafricaine vivant en France, avait indiqué être sans nouvelles directe de son époux depuis le 18 décembre. Elle avait fait état d'informations officieuses évoquant l'arrestation de M. Massi et son incarcération à Bossembélé.

© 2010 AFP

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Politique 

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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 02:01

Le pire est à craindre pour Charles Massi, son épouse se rend à Bangui

Mme Denise Massi

NDLR C.A.P : Au moment où les plus vives inquiétudes planent sur le sort du colonel Charles Massi, la présence sur place à Bangui de son épouse ne peut qu'aider à contraindre un peu plus Bozizé et sa clique à clarifier les choses. Les propos du ministre d'Etat Cyriaque Gonda tendent à prouver que le pire est à craindre concernant la vie du chef rebelle. Bozizé peut-il vraiment se permettre d'ôter purement et simplement et en toute impunité la vie à Massi ? Il est toujours permis d'en douter quand bien même il a déjà fait preuve par le passé de cruauté sanguinaire. S'il est vrai que sa responsabilité est évidente dans les crimes et incendies volontaires de villages commis dans le Nord du pays par sa garde prétorienne ainsi que dans la capitale par ses bras armés comme Olivier Koudémon et Eugène Ngaikoisset restés jusqu'ici impunis, on n'ose croire que Bozizé puisse commanditer sans autre forme de procès, l'exécution sommaire de son frère de lumière Charles Massi . L'épouse de celui-ci mettra sans doute à profit sa présence à Bangui où doit s'ouvrir dans 48 heures le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC.

L’épouse de Charles Massi arrive mercredi à Bangui

Source : (L'Indépendant (cf) 13/01/2010)

L’épouse de l’ex-ministre et principal chef du groupe rebelle de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) arrêté au Tchad et détenu dans un lieu secret à Bangui, arrive mercredi dans la capitale centrafricaine par le vol Afrikhiya aux environs de 23 heures.

« Le ministre de Bozizé Cyriaque Gonda a déclaré que mon mari ne se trouve dans aucune prison centrafricaine et cela est vérifiable. La seule façon de le vérifier c’est d’être à Bangui. J’irai donc demain à Bangui pour qu’on me dise où se trouve Charles Massi », a déclaré Denise Massi.

Madame Massi a indiqué à L’Indépendant que différentes organisations de défense des droits de l’homme ont été déjà prévenue. « j’ai saisi la CICR, la FIDH et tous ceux qui ont encore un peu d’humanité et qui pourraient comprendre la détresse d’une mère et d’une épouse qui n’a pas de nouvelles de son mari depuis près d’un mois », a-t-elle dit rappelant au passage que « C’est par amour pour le peuple centrafricain qui souffre à cause de la mauvaise gestion de ses gouvernants que Charles Massi s’est engagé dans la lutte politique et de ce fait ne mérite pas l’injustice qui lui est infligé ».

Par ailleurs, craignant pour sa vie, l'ex Colonel tchadien Djibrine Dagbachene qui était avec Charles Massi le jour de son arrestation et que L’Indépendant a pu joindre la semaine dernière depuis sa cellule de la gendarmerie de N’Djamena, dément vertement les dénégations du ministre de l’intérieur du Tchad. Il a fait parvenir à notre rédaction quelques précisions sur ce qu’il c’était passé ainsi que les noms d’élément qui avaient été arrêtés avec lui. « Après notre kidnapping nous avons été entendus individuellement à la gendarmerie de Doha. On peut aujourd’hui retrouver les traces dans leurs archives. En plus, le préfet de Doha était venu s’entretenir avec Charles Massi dans les locaux de la gendarmerie avant de le conduire chez lui ».

Principal dirigeant de la CPJP, une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique, Charles Massi, 57 ans, plusieurs fois ministre sous les régimes Patassé et Bozizé, avait été arrêté le 19 décembre dernier sur ordre des autorités tchadienne qui l’ont livré à leurs homologues centrafricaines entre le 1er et le 2 janvier. Depuis, sa famille est sans nouvelles.

Mardi 12 Janvier 2010

Adrien Poussou

© Copyright L'Indépendant (cf)

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